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Jean-Pierre Sergent

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Dionysos, orgie perpétuelle ou les organes de la vie

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Dionysos, l'orgie perpétuelle ou les organes de la vie

Gallery Juno, New York, 1998

1998, New York, acryliques sérigraphiées sur papier Rives B.F.K., 25 x 25 cm.

Cette série est une réflexion sur l'incommensurable désir, paradigme de la force vitale. L'image érotique ne laisse jamais indifférent, elle a un rôle et une fonction. La libido est à la fois liberté et contrainte : liberté d'agir en tant qu'individu, contrainte de reproduire en tant qu'espèce. Transformation du sujet en objet, régénération de l'Homme dans son état bestial, cannibale, primaire, sa nudité, son essence vitale ; dissolution du moi dans « l'Univers de l'Eau »...

Dionysos, l'orgie perpétuelle ou les organes de la vie
- "C'est l'univers de l'eau, là où toute vie flotte en suspension", C.G. JUNG

L'espace carré est la matrice du rêve.
La société Américaine transforme sa frustration sexuelle en violence exacerbée.
Tantrisme opposé au Christianisme et au Bouddhisme, intégrant la libido dans le phénomène religieux, versus transcendance de la libido en isolement et contemplation.
La sexualité est un phénomène social.
La sexualité est surchargée de sacralité.
La sexualité est la seule énergie qui s'oppose à la mort.
L'image érotique ne laisse jamais indifférent ; elle a un rôle et une fonction,
La libido est à la fois liberté et contrainte : liberté d'agir en tant qu'individu, contrainte de reproduire en tant qu'espèce.
Le plaisir seul n'existe pas, même chez Sade, on reconnaît toujours la volonté de détruire l'aliénation génétique ; peut être est-ce là l'ultime plaisir ?...
Transformation du sujet en objet, régénération de l'Homme dans son état bestial, cannibal, primaire, sa nudité, son essence vitale ; dissolution du moi dans « l'Univers de l'Eau ».
La violence érotique est à la fois naturelle et culturelle : les vases Grecs nous décrivent déjà cette folie, ce désir de renouveler l'univers en renouvelant le moi et la société dans un bain d'orgie dionysiaque. L'orgie a toujours eu un caractère.
L'Art et l'Erotisme s'opposent toujours au monde organisé par le travail, d'où leurs caractères tabous et sulfureux. Plus les sociétés travaillent, moins les individus jouissent, et plus le déséquilibre se creuse entre réalité consciente et aspiration de l'inconscient.
Les sociétés primitives ne souffrent pas de cette dichotomie car elles ont toujours su intégrer de façon naturelle, mythologique et artistique leurs activités liées au travail et leurs activités sexuelles.
Le désir n'est finalement présent que pour rompre l'isolement et réintégrer l'individu dans la communauté humaine et l'univers des êtres vivants et sexués.

Jean-Pierre Sergent, New York, novembre 1998