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Jean-Pierre Sergent

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LES QUATRE PILIERS DU CIEL

Musée des Beaux-Arts & d'Archéologie | 1 Place de la Révolution | Besançon | France
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Vernissage le samedi 16 novembre 2019 à 19h (pour l’anniversaire de la réouverture du musée et il sera ouvert gratuitement tout le WE du 16 & 17).

Tel : + 33 (0)3 81 87 80 67 | musee-beaux-arts-archeologie@besancon.fr | page de l'exposition

Commissaire de l'exposition : M. Nicolas Surlapierre, conservateur du musée | Communication musée : Anne-Lise Coudert | anne-lise.coudert@besancon.fr | + 33 (0)3 81 87 80 47‬


DIRECTIONS

Jean-Pierre Sergent, carte Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon 1 Place de la Révolution, 25000 Besançon



JEAN-PIERRE SERGENT EXHIBITION > 4 PILLARS OF THE SKY | MUSEUM OF FINE ART | BESANÇON > OCTOBER 2020 (8 x 3.15 x 3.15m, total size of 80 m2 | Opening November 16th 2019
- Vue de Vue de l'installation Les quatre piliers du ciel, escalier nord, 2 x 18 peintures sur Plexiglas, photo de Lionel Georges, 14 octobre 2019.


JEAN-PIERRE SERGENT EXHIBITION > 4 PILLARS OF THE SKY | MUSEUM OF FINE ART | BESANÇON > OCTOBER 2020 (8 x 3.15 x 3.15m, total size of 80 m2 | Opening November 16th 2019

Vue de l'installation Les quatre piliers du ciel, escalier sud, 2 x 18 peintures sur Plexiglas, photo de Lionel Georges, 14 octobre 2019.


LE MUSÉE

Au cœur de la ville historique, dans la boucle du Doubs, le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon possède une longue et surprenante histoire. La plus ancienne collection publique française, son origine remonte à 1694, soit un siècle avant la création des musées qui date de la Révolution française (Le Louvre ouvre en 1793). Cette installation monumentale de Jean-Pierre sergent est présentée en parallèle de la grande exposition d'intérêt national : La Chine rêvée de François Boucher.


L'INSTALLATION

Soixante-douze peintures sur Plexiglas de format unitaire carré, d'un mètre cinq sur un mètre cinq, choisies parmi la série des Suites entropiques réalisées entre 2010 et 2015, sont installées sur huit panneaux se faisant face aux quatre angles des deux grands escaliers principaux du musée. Cette installation de taille monumentale de quatre-vingt mètres carrés, est à ce jour, la plus grande réalisée par l'artiste peintre franco-new yorkais.

- NB : Cette installation est en quelque sort la matérialisation d'un projet imaginé à New York en 1995, d'un espace cubique à l'intérieur duquel seraient accrochées d'innombrables peintures sur Plexiglas et dans lequel on entrerait en-dessous par un escalier. Projet inspiré par ma visite, lors d'un voyage en Égypte, avec mon grand-père et ma sœur, par l'art funéraire égyptien. En particulier, par la visite de le tombe de la Reine Néfertari. Projet initial dont il ne manquerait que l'ajout du plafond du superbe ciel étoilé ! 

Jean-Pierre Sergent, dessin d'un projet d'installation murale cubique, New York 1996


> Biographie > Dossier de presse (8 MB Fr) > Communiqué de presse > Press release (J-PS Eng) > Carton d'invitation


LES QUATRE PILIERS DU CIEL

Ces œuvres vivement colorées, englobantes et envoûtantes, sont ici présentées pour nous montrer et témoigner de la diversité des mondes et des cultures humaines. Agissant comme des piliers ascendants et élévateurs, surpassant l'architecture un peu austère du lieu, tout en développant et réintégrant une forte énergie vitale, un karma venant de mondes enfouis, oubliés et sensibles.

Art initiateur et initiatique, rituel de passage pour le spectateur, sans doute surpris de voir autant de diversité dans un monde contemporain, aujourd'hui bien triste, névrosé, bien mort et bien gris ! Car ces œuvres parlent de mes voyages et de mes rencontres : de l'Égypte à New York, en passant par l'Amérique Centrale et de mon amour immodéré pour la couleur. Dans un monde qui s'auto détruit, plus de temps à perdre pour faire de l'art pour l'art, mes peintures témoignent de la vie elle-même, sans détours, sans fards et sans fardeaux. La vie est ainsi ! C'est un message guérisseur qu'il faut envoyer au monde et non pas une capsule contenant des messages pour d'éventuels extra-terrestres ! 
Je veux que mes peintures et mon art soient : un art-mur (même une armure si l'on veut ! Peu m'importe !), un art-architecture (comme les tipis indiens), un art-animaux (comme Lascaux), un art-arbre, un art-rivière, un art-vide (comme pour les moines bouddhistes zen), un art-nature, un art-sexe, un art-mort (comme les tombes égyptiennes), un art-plaisir (dionysiaque), un art-présence, un art-âme, un art-joie (comme dans les livres de Jean Giono), un art-corps (comme dans la sexualité) etc.

Ce n'est plus l'être, l'objet, le sujet ou les rituels peints qui sont présents, mais la peinture elle-même, transcendant la matière pour devenir être sacré autonome : en elle-même, et par elle-même !

Cet art myriadique et multifacette, se déploie dans mes rêves, mes pensées et mes réalités comme un art nomade et saltimbanque, immense puzzle indéfini et pourtant à reconstruire lors de chaque nouvelle exposition. S'installant, se présentant et se diffusant comme art mural somptueux, non dissociant, donc reliant… Afin de me et de nous réintégrer dans un monde généreux, matriciel et cosmique. Le monde du premier rêve originel, créateur et orgiaque de la nuit des temps. Et surtout pour régénérer et annihiler définitivement la mort avec ses cortèges d'insupportables absences induites.

Jean-Pierre Sergent, Besançon, le 5 septembre 2019


TEXTE DE FLORENCE ANDOKA : "UNE VOIE OU UNE AUTRE"

Et qu’est-ce qu’un ciel qui n’aurait pas de pilier ? L’œuvre de Jean-Pierre Sergent est hermétique dans ce qu’elle a de syncrétique, alors, bien sûr, on pourrait passer des heures à se demander ce qu’il en est de l’origine de cette silhouette, de ce motif, des liens qui existent ou non entre les deux, les trois, les quatre.

L’œil circule du Zimbabwe à la Grèce, des Hindous aux Mayas, temps et espace devenus cercles concentriques se télescopent, se superposent, s’entrechoquent, mais nul ne perd ni ne gagne, tout est dans tout, avec au milieu, le point Bindû, le centre du monde. C’est une danse du regard qui se perd, de la mémoire qui s’égare et butte nécessairement contre ce qu’elle ignore. Et le moyeu rend le mouvement rapide. Le travail de Jean-Pierre Sergent, est circulaire comme le temps qu’il décrit, archéologique parce qu’il fonctionne par strates. Ça brille, ça tourne, l’œuvre est là. Mais qu’en est-il de sa puissance d’agir sur celui qui la regarde, cet œil occidental contemporain, né par des temps de déconstruction religieuse, politique et esthétique ? Bien sûr, tous les regards ne sont pas les mêmes, mais quand même, si l’œuvre est un seuil, un dedans dehors, une surface colorée presque abstraite autant qu’une collection de symboles renvoyant à une autre réalité qu’en est-il de la voie à prendre ? Comment passer la porte, monter les escaliers sans que le chemin ne mène nulle part ? Il y a, sans doute, plusieurs voies d’accès à l’œuvre pour le profane. Le syncrétisme implique une absence de hiérarchie entre les symboles bien que tous ces éléments, retenus par l’artiste, s’orientent dans une commune direction ; la saturation est un ressort de l’œuvre, une œuvre saturée, dans une société saturée, en flux, en images, en connaissances toutes, toujours, à portée de main, sans que rarement l’on prenne le temps de la digestion ; ça défile, ça se superpose, toutes ces images qui nous assaillent et quand bien même les images de Jean-Pierre Sergent sont des images du sacré, ce sont des images quand même et des images qui forment une imagerie et ça c’est aussi notre contemporanéité occidentale.

Il y a du Warhol chez Sergent et ce, à commencer par l’usage depuis plusieurs décennies maintenant, depuis New York, de la sérigraphie. L’an 2000 à vingt ans et l’on attend encore ce fameux bug apocalyptique que l’on nous promettait, à moins que la saturation destructrice ne se produise que dans nos cerveaux agités, agacés, persécutés par le lot d’informations qui sans cesse s’accélère, de Guy Debord à Hartmut Rosa. Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu. L’œuvre colossale de Sergent serait-elle un vaste cri en faveur de l’archaïque, du préindustriel, du temps pour soi qui seul permet de se connaître soi-même et de prendre conscience de sa place dans l’ensemble de la substance, infinie, étendue ? Et la divinité retenant son souffle retient aussi le temps. Dans la longue fresque de Sergent, il y a bien sûr le chatoiement de la couleur, le rythme, la brillance de la peinture sous le plexiglas, le sentiment qu’une forme en engendre une autre, par différence, par répétition, par contagion ; c’est sûr, ça avance, on n’y peut rien, on est embarqué dans ce qui naît et meurt, défile et se transforme. C’est un cycle, un œuf où tout remue. Ça respire. Mais plus encore, ça chie, ça baise, puisqu’il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, ce qui est pourtant un ferment fondamental de l’œuvre, les lotus blancs de la ferveur, la colère mortelle de Durga, mais plus encore, la pornographie la plus courante, populaire et japonaise, mondialisée et pas du tout savante, ce sont les images de la copulation tirée des Hentai et des revues pornos vendues en kiosque. Ni Maya, ni Aztèque, ni Hindoue, ni Mexicaine, ni Tibétaine, la sexualité et sa représentation parle de tout le monde et à tout le monde, à plus forte raison à l’œil post-moderne libéral. 

I’ve never been fucked so deep in my entire life ! Eat my pussy and burn my soul ! Ce n’est ni l’amour, ni l’Occident, c’est partout et c’est tout le temps. Tout est dans tout. Et ça aussi, ça se répète, comme une pulsation frénétique, un motif comme un autre, la vie qui se régénère, les énergies cosmiques qui carambolent, toutes ces pines aux trous et ces cris que l’on pousse, cette transe joyeuse et violente à la portée des caniches. Il est des transes érotiques, des transes orgasmiques, des transes chamaniques, des transes méditatives, des transes médiumniques, des transes ecsomatiques, des transes somnambuliques, des transes poétiques, des transes créatrices. Le tout c’est que l’état de conscience soit modifié, que l’on touche un monde derrière le monde, que le sujet se désagrège, que ça décolle. Si dans le Livre tibétain des morts, l’esprit choisit la vulve dans laquelle il souhaite revenir à la vie, alors Jean-Pierre Sergent, n’est peut-être pas si loin de Gustave Courbet. 


LES VIDÉOS

03 novembre 2019 | Durée : 3:29 | interview avec le journaliste Jean-Luc Gantner                                                                                                                   

JEAN-PIERRE SERGENT INTERVIEWED BY FR3 19/20 FRANCHE-COMTE TV FOR HIS EXHIBITION AT THE MBAA OF BESANÇON
 
31 novembre 2019 | Durée 1:30 | l'Est Républicain au MBAA lors de l'entretien avec Mme Catherine Chaillet
 
  A few words about Jean-Pierre Sergent's exhibition 4 PILLARS OF THE SKY in 90s
 
 
Video presenting Jean-Pierre Sergent exhibition's The Four Pillars Of The Sky

LES ARTICLES


Jean-Pierre Sergent signe les quatre piliers du ciel

Article de Catherine Chaillet pour l'Est Républicain, Besançon le 4 novembre 2019


LES HUIT INSTALLATIONS MURALES AUX QUATRE COINS DES ESCALIERS

Jean-Pierre Sergent, Installation Musée des Beaux-Arts de Besançon, coin nord est

Jean-Pierre Sergent, Installation Musée des Beaux-Arts de Besançon, coin nord ouest

 


Jean-Pierre Sergent, Installation Musée des Beaux-Arts de Besançon, coin sud est



Jean-Pierre Sergent, Installation Musée des Beaux-Arts de Besançon, coin sud est


VISUELS DES ŒUVRES EXPOSÉES : LES HUIT MURS


VISUELS DES ŒUVRES EXPOSÉES : LES SOIXANTE-DOUZE PEINTURES


PHOTOS DE L'INSTALLATION DES MURS ET DES ŒUVRES (11, 12, 26 & 27 septembre 2019)

Avec l'aide des techniciens du musée, Jean-François Delamain, photos par Christine Chatelet et Lionel Georges.




PHOTOS DE LA SÉLECTION & DE L'EMBALLAGE DES ŒUVRES